La tournée : chasse aux risques en santé et sécurité dans un entrepôt, en visite à 360 degrés
Visite à 360 degrés · santé et sécurité du travail
La tournée
Lundi, 7 h 45. Vous faites la tournée d'inspection mensuelle de l'entrepôt avec le comité de santé et de sécurité. Sept éléments ont attiré l'attention en chemin. Pour chacun, à vous de juger : risque à corriger, ou conforme ?
La visite à 360 degrés demande JavaScript et WebGL, absents de ce navigateur. Le relevé ci-dessous contient tout ce qu'elle montre : chaque point de vue, chaque élément, et la réponse.
Point de vue 1 sur 4Jugés 0 sur 7
Touchez une pastille rouge pour l'examiner. Les flèches au sol mènent plus loin.
Comment se déplacer
- Touchez ou cliquez une pastille rouge : sa fiche s'ouvre ici, sur l'image. Jugez-la, la règle suit.
- Les flèches au sol, et les boutons 1 à 4, mènent d'un point de vue à l'autre.
- Faites glisser l'image pour regarder autour de vous ; pincez pour zoomer. Les boutons ◀ ▶ ▲ ▼ + − font la même chose.
- Au clavier : Tab passe d'un élément au suivant et tourne la vue vers lui, Entrée l'ouvre, Échap ferme la fiche ; les touches + et − zooment.
- Le relevé, sous la visite, dit en texte tout ce que montre l'image et mène aux mêmes fiches.
Version texte : les points de vue, les sept éléments, les réponses et les sources
Le relevé
Les quatre points de vue, dans l'ordre de la tournée, avec ce qu'on y voit et les sept éléments à juger. Les règles citées sont celles du Québec, à jour au 1er juillet 2026.
Point de vue 1 : l'entrée du personnel
Dos à la porte vitrée du mur ouest, avec son babillard d'avis et son extincteur. Devant, l'allée principale file vers l'est entre ses deux lignes jaunes. À droite, les rangées de palettiers bleu et orange ; à gauche, des palettes qui attendent l'expédition. La lumière du jour tombe des puits du toit et du bandeau de fenêtres.
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1. La pile de cartons
Ce qu'on voit : sur une palette au bord de l'allée principale, des cartons empilés sur environ deux mètres. Les plus hauts débordent de la palette, et la pile penche vers l'allée.
Risque à corriger
Une pile qui penche peut tomber sur la personne qui passe, et celle-ci déborde dans l'allée.
« Le matériel ne doit pas être empilé à une hauteur telle que la stabilité de la pile en soit compromise. » (RSST, art. 290). Les piles ne doivent pas gêner « la circulation dans les voies de circulation » (RSST, art. 288).
La correction : abaisser la pile jusqu'à ce qu'elle soit stable, l'aligner sur la palette, la sortir de l'allée.
Point de vue 2 : l'allée des palettiers
Entre deux rangées de palettiers chargés de cartons, du sol jusqu'à six mètres. Au bout de l'allée, le mur sud et sa porte de sortie de secours, l'enseigne verte « SORTIE » au-dessus.
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2. La sortie de secours
Ce qu'on voit : au bout de l'allée, la porte de sortie de secours, son enseigne verte au-dessus. Deux palettes de marchandises sont posées devant ; il reste un passage de côté d'environ 50 cm.
Risque à corriger
En cas d'évacuation, tout le monde arrive en même temps à cette porte. Le passage qui y mène doit rester dégagé, et il est ici deux fois trop étroit.
Les voies de circulation doivent être « tenues en bon état et dégagées » et, « si elles servent d'accès direct à une issue, être d'une largeur d'au moins 1 100 mm » (RSST, art. 15). Les piles ne doivent pas gêner la circulation « près des portes » (RSST, art. 288).
La correction : déplacer les palettes ailleurs, et délimiter au sol l'espace à garder libre devant la porte.
Point de vue 3 : l'atelier d'entretien
Une voie de circulation longe le mur sud entre deux lignes jaunes. De l'autre côté : l'établi et son panneau à outils, un coffre à outils rouge, et le poste de soudage, son chariot portant deux bouteilles enchaînées. Une colonne porte une prise électrique et un extincteur.
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3. La rallonge
Ce qu'on voit : une rallonge orange part de la prise de la colonne, traverse à plat la voie de circulation et alimente une perceuse portative sur l'établi d'en face.
Risque à corriger
On s'y prend les pieds, surtout quand on porte une boîte qui cache le sol ; et les roues des chariots l'écrasent.
S'ils entravent la circulation, les fils des outils électriques doivent, laissés au sol, « être protégés de façon à ne pas être endommagés et être fixés de façon à éliminer tout risque de chute », ou être suspendus « à au moins 2 m » (RSST, art. 238). La CNESST range les « voies de circulation encombrées ou entravées par des rallonges » parmi les causes de chutes de même niveau, et conseille de « recouvrir d'un protecteur les fils électriques et les rallonges lorsqu'ils doivent obligatoirement passer sur le plancher » (fiche « Chutes de même niveau »).
La correction : brancher l'outil du même côté de l'allée ; sinon, suspendre le fil à 2 m au moins, ou le couvrir d'un protecteur fixé au sol.
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4. La bouteille de gaz
Ce qu'on voit : près du poste de soudage, une bouteille de gaz comprimé (de l'argon) se tient debout, seule, sans chaîne ni support, et sans capuchon sur sa soupape. Le chariot de soudage, juste à côté, a sa chaîne.
Risque à corriger
Un coup de chariot ou de coude suffit à la renverser. Le CCHST décrit l'accident type : la bouteille tombe, son robinet se brise, et elle peut être projetée.
Une bouteille de gaz comprimé doit être « entreposée debout, avec les soupapes dirigées vers le haut, et solidement retenue en place » et « munie d'un capuchon protecteur de la soupape lorsqu'elle n'est pas raccordée en vue d'être utilisée » (RSST, art. 77). Le CCHST : « Une bouteille endommagée peut être projetée comme une fusée […]. Ces incidents se produisent souvent lorsqu'une bouteille sans bouchon ou non assujettie est renversée et que son robinet se brise. »
La correction : remettre le capuchon et attacher la bouteille au chariot ou au mur, avec sa chaîne.
Point de vue 4 : le coin des produits d'entretien
Contre le mur est, deux étagères de produits d'entretien, et la douche oculaire sous son panneau vert. Tout près, le chariot d'entretien de Karine, la préposée, avec son seau jaune. Vers le nord, les portes de quai s'ouvrent sur la cour ensoleillée.
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5. Le vaporisateur
Ce qu'on voit : sur l'étagère commune des produits d'entretien, un vaporisateur rempli d'un liquide bleu, sans aucune étiquette. Le bidon de 5 litres d'où il vient est à côté, avec l'étiquette du fournisseur : « Dégraissant tout usage », pictogramme de corrosion.
Risque à corriger
La personne qui le prendra demain ne saura ni ce que c'est, ni comment s'en protéger, ni quoi faire en cas d'éclaboussure.
Un produit dangereux transvidé doit être dans un contenant qui porte une étiquette « de même nature et qui contient les mêmes renseignements » (RIPD, art. 12), ou une étiquette du lieu de travail : le nom du produit, les conseils de prudence, et une mention que la fiche de données de sécurité peut être consultée (RIPD, art. 7). L'exception de l'article 13 (voir l'élément 6) ne joue pas : le flacon est sur une étagère commune, à la disposition de tous.
La correction : lui poser une étiquette du lieu de travail, ou le vider.
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6. Le flacon du chariot
Ce qu'on voit : sur le chariot de Karine, la préposée à l'entretien, en plein travail sur le quai : un flacon qu'elle a rempli ce matin au même bidon, marqué au feutre « DÉGRAISSANT ». Elle l'utilise jusqu'à la fin de son quart et le vide avant de partir.
Conforme
Même produit et même sorte de flacon qu'à l'élément 5, mais trois choses changent : le nom est écrit dessus, une personne en a la charge, et il sert pendant son quart seulement. Si ce flacon reste ce soir sur l'étagère, il devient l'élément 5.
L'employeur n'a pas à apposer d'étiquette quand le produit « est transvidé dans un contenant portatif rempli à même un contenant étiqueté », si ce contenant « comporte le nom du produit ou une abréviation de celui-ci, est sous la responsabilité du travailleur qui l'a transvidé et ce dernier l'utilise exclusivement et complètement durant le quart de travail au cours duquel il l'a transvidé » (RIPD, art. 13).
La correction : aucune.
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7. La douche oculaire
Ce qu'on voit : la douche oculaire du coin des produits, bien signalée par son panneau vert, est cachée derrière une pile de bacs de plastique et un diable garé devant.
Risque à corriger
Après une éclaboussure, chaque seconde compte, et la personne ne voit peut-être plus. Elle doit atteindre la douche tout de suite, sans contourner d'obstacle.
Les douches oculaires « doivent être clairement identifiées et d'accès facile » et « situées à la portée immédiate des travailleurs exposés » (RSST, art. 76). Les piles ne doivent pas gêner « l'accès aux douches et aux autres équipements d'urgence » (RSST, art. 288). Le CCHST : « Les 10 à 15 premières secondes suivant une exposition à un produit dangereux, en particulier un produit corrosif, sont décisives », et la personne « aura peut-être perdu temporairement l'usage de la vue ».
La correction : dégager la douche et délimiter au sol l'espace à garder libre.
Tournée terminée
Ce que la tournée vous a appris
Les sept éléments sont jugés.
Ce qui relie les six risques
Aucun n'est une panne. Une palette posée « pour cinq minutes », un fil branché au plus court, un flacon rempli pour dépanner : chacun est un raccourci qui est resté. Une tournée cherche les raccourcis restés en place.
L'élément conforme
Le flacon du chariot. Son critère (le nom écrit, une personne qui en a la charge, un seul quart) fait reconnaître le vaporisateur de l'étagère comme un risque.
Ce que l'exercice ne peut pas faire
Il entraîne l'œil ; il ne remplace pas la formation SIMDUT que l'employeur doit adapter à son propre lieu de travail et à ses produits (RIPD, art. 29).
Sources et accessibilité
Pièce de démonstration conçue par Pierre Camille Gillet. L'entrepôt est fictif, modélisé et rendu en 3D dans Blender ; modèles, textures et ciel de Poly Haven (domaine public, CC0) ; visite dessinée avec three.js (licence MIT). Ce qui est à examiner, c'est la conception : le jugement avant la réponse, un élément conforme qui donne le critère, chaque rétroaction appuyée sur une source citée mot à mot.
Sources, lues le 31 octobre 2026 :
- Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), art. 15, 76, 77, 238, 288 et 290, à jour au 1er juillet 2026.
- Règlement sur l'information concernant les produits dangereux (RIPD), art. 7, 12, 13 et 29, à jour au 1er juillet 2026.
- CNESST, fiche de prévention « Chutes de même niveau ».
- CCHST, « Douches d'urgence et douches oculaires » et pictogramme « Bouteille à gaz ».
Accessibilité : le clavier fait le même parcours que la souris (points de vue, flèches et éléments atteignables à la touche Tab), boutons natifs uniquement, aucune limite de temps, aucune fonction commandée par un glisser, changements annoncés aux technologies d'assistance. La visite est un décor : tout ce qu'elle montre est écrit dans cette version texte. Si le système demande moins d'animation, la vue saute au lieu de tourner. Sans script ou sans WebGL, la page reste un document complet.